CLINIQUE REGAIN et CENTRE LA TIENDA, SANTÉ ET BIEN ÊTRE | 13 SEPTEMBRE 2018

Cliquer sur l’image pour lire la parution dans le Journal Affaires du Sud-Ouest de Montréal (texte ci-dessous)


Le 13 septembre dernier avait lieu le lancement du nouveau programme pour les personnes atteintes ou en rémission d’un cancer et le dévoilement du nouveau nom de la clinique REGAIN anciennement connue sous PHYSERGO et située sur la rue Verdun, à Verdun.

Le Centre La Tienda d’ici à Compostelle est très heureux de collaborer à la création d’un futur club de marche à Verdun en partenariat avec la clinique REGAIN.  Ayant moi-même vécu une longue période d’invalidité, je sais qu’aller prendre une marche permet de nous offrir, de l’énergie, aussi petite soit la durée de cette marche !


Si vous vivez actuellement une situation « physique » difficile, voici un court vidéo que j’ai créé cet été pour vous lors de mon passage à la ville de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne, pour peut-être vous donner le goût de … faire un petit pas à la fois, pour aller toujours un peu plus loin… malgré !…

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Pour toute information ou inscription éventuelle pour le club de marche avec REGAIN, merci de contacter : info@cliniqueregain.com


Lire plus de détails dans le Blog d’Anne afin de comprendre pourquoi nous comprenons l’importance de ce club de marche.

 

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YVES D’AVIGNON Collaboration spéciale

« Verdun ‑ Bienvenue à la clinique Regain, un nouvel organisme à but non lucratif (OBNL), auparavant connue sous le nom de Physergo, qui oeuvre à Verdun mais aussi dans le sud‑ouest de Montréal depuis plus de 30 ans. Avec sa nouvelle appellation, son logo et ses nouvelles couleurs, Regain offrira désormais, en plus des services existants, un programme destiné aux personnes atteintes ou en rémission d’un cancer.

Pour la population locale, c’est une très grande nouvelle. Karine Tas, directrice générale de l’organisme, nous décrit cette mission renouvelée : « Regain offrira désormais des services dans trois volets : la réadaptation physique (la mission initiale), un programme pour la récupération, pendant et après le cancer, et un volet développement de saines habitudes de vie », le tout dans le même édifice du 5260, rue de Verdun.

« Cette nouvelle orientation ne se présente pas par hasard, ajoute Karine Tas. Une personne sur deux sera touchée par le cancer au cours de sa vie et on a tendance à oublier que cette maladie est devenue la plus importante cause de mortalité, devançant les maladies du coeur », souligne la directrice en poste depuis près d’un an.

Regain continuera d’offrir et de développer ses services de réadaptation physique; la clinique agissait surtout dans les cas des blessures sportives, d’accidents du travail ou de la route, ainsi que pour les cas de douleurs chroniques ou de conditions neurologiques.

Une toute nouvelle appellation, Regain – un néologisme qui en dit long – mais aussi de nouvelles spécialisations inhérentes à la pratique sportive et à la remise en forme pour améliorer la santé et le bien‑être de la population. Et aussi, en même temps, les problèmes reliés au surpoids. Ce que l’on comprend en assistant à l’inauguration de la Clinique Regain, c’est que : dès la visite chez l’oncologue où tombe le diagnostic, plus vite on prend conscience de la présence du cancer et plus vite on prend toutes les précautions pour bien le combattre. La capacité de la cohorte d’experts de Regain peut faire toute la différence !

Grâce aussi à la collaboration de l’éminent Dr Richard Béliveau, directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l’UQAM, et de Borhane Annabi, professeur et aussi titulaire de la Chaire, Regain aura accès à un centre de documentation, de rencontres et de conférences sur le traitement et la prévention du cancer.

La mission de Regain ne le dit pas aussi ouvertement, mais pour la population de Verdun et du Sud‑Ouest de Montréal, on s’attaque vraiment au cancer suivant le diagnostic. À l’Hôpital de Verdun, la clientèle du territoire traitée, atteinte ou en rémission d’un cancer, vient des quartiers les plus démunis. Regain fera donc appel aux professionnels d’expérience, sur place, en physiothérapie, ergothérapie, massothérapie, kinésiologie, ostéopathie, acupuncture, psychologie et nutrition. De plus, la clinique dispose d’un gymnase doté d’équipement complet pour faire du conditionnement physique.

M. Pierre Boivin, président du Conseil de Regain, relate le long aboutissement d’un travail de 18 mois ‑ et de quelle façon celui‑ci a été réalisé ‑ pour mieux répondre aux besoins de la population… après 30 ans de service avec l’ancienne clinique. Il explique en quoi Regain pourra se distinguer et revoir l’ensemble des services et activités dans le cadre de sa mission.

M. Boivin a ensuite énuméré les membres du conseil d’administration, commençant avec le vice‑président, Gilles Beaudry, spécialiste en ressources humaines très connu à Verdun mais aussi ancien vice‑président du CA de l’hôpital de Verdun; le très efficace avocat Me David Bessette, qui a ses bureaux sur la rue de l’Église; Colin Danby, directeur d’un des plus gros cabinets en relations publiques – et nouveau papa !; Michel Lamontagne, administrateur de sociétés et, enfin, Sylvie Raymond, fellow de l’Ordre des comptables et administratrice. « Notre conseil doit faire l’envie de plusieurs cliniques au Québec, il est d’un très fort calibre. »

Regain est heureuse de pouvoir déjà compter sur la précieuse collaboration des personnes et organismes reconnus : la Fondation du cancer du sein du Québec et sa vice‑présidente, Jida El Hajjar, qui annonce l’octroi d’un fonds initial de 20 000 $ pour permettre à la clinique d’offrir gratuitement certains services aux personnes atteintes d’un cancer du sein. Également, le centre La Tienda d’ici à Compostelle dont la propriétaire, Anne St‑Hilaire confirme son apport en tant que partenaire du programme pour les personnes touchées ; elle organisera sous peu un club de marche exclusif aux participants. »

LA MARCHE, UNE AUTRE FAÇON DE VOYAGER | RADIO-CANADA | 23 AOÛT 2018

Entrevue réalisée par Stéphan Bureau, RADIO-CANADA, émission Médium Large le 23 août 2018


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SUR LES CHEMINS DE COMPOSTELLE | REVUE VITALITÉ | MARS 2018

Entrevue réalisée par Aurore Bonvalot, Présidente de l’agence Collectionneurs de Voyages, avec Anne St-Hilaire, présidente fondatrice du Centre La Tienda d’ici à Compostelle. Crédits photos Anne St-Hilaire et Caroline Perron


«Vous n’êtes pas des mulets!» : les conseils d’une habituée de Compostelle aux piétons de Montréal | 24 heures Chroniques, mardi, 16 mai 2017

LOUIS-PHILIPPE MESSIER
Mardi, 16 mai 2017 00:30MISE à JOUR Mardi, 16 mai 2017 00:30

Pour parler de technologie vestimentaire, la meilleure conseillère que je connaisse est une passionnée de routes médiévales. Fondatrice du Centre La Tienda qui forme les adeptes du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Anne St-Hilaire allège, améliore, rationalise l’attirail du pèlerin. Si elle observe ses concitoyens à travers la lorgnette pratico-pratique, elle remarque trois grandes erreurs vestimentaires chez les Montréalais : les sac-à-dos qui bafouent l’ergonomie, les chaussures inadéquates et les vêtements lourds et salissants, etc.

«Si j’étais un tyran, j’abolirais 99 % des mallettes et des sacs-à-dos que je vois et qui semblent une conspiration des chiropraticiens pour se bâtir une clientèle!» dit Mme St-Hilaire.

Le sac doit être ultraléger et s’attacher fermement aux hanches par une courroie latérale cousinée, les ganses doivent tenir souplement aux épaules pour équilibrer le sac : «Le poids doit reposer sur les hanches, jamais sur le dos», dit-elle.

Or, elle voit partout des étudiants surchargés qui forcent des épaules. «J’ai envie de leur dire : Vous n’êtes pas des mulets!»

Non aux «baskets» !

Pour les chaussures, Anne St-Hilaire recommande les boutiques spécialisées où les conseillers sont des pros. «Exigez des chaussures de marche, précise-t-elle. Pas des baskets, des tennis ou des souliers de course : des modèles conçus exprès pour la marche. À chaque sport ses exigences, et la marche a les siennes.»

Important : il faut magasiner ses chaussures le soir ou après une marche lorsque les pieds sont fatigués, sensibles et enflés : «C’est important, sinon vous ne pourrez pas bien jauger leur confort.»

Et les souliers ne sont pas tout : «Il faut des chaussettes qui gardent le pied au sec, idéalement en laine mérino, cousinées en dessous, cintrées au milieu et aérés sur le dessus» dit-elle.

Garde-robe vétuste

Pour le reste de la garde-robe, Anne St-Hilaire s’avère impitoyable : «Vos chaussettes, vos sous-vêtements, vos pantalons, vos chandails, vos chemises devraient n’exiger aucun repassage, s’avérer souples, ultralégers, doux et agréables au toucher, résister à l’usure plusieurs années, respirer et sécher tellement vite que la sécheuse devient presque superflue.»

Selon elle, l’immense majorité des gens s’imposent des maux inutiles avec des garde-robes vétustes, composés de vêtements rigides et lourds qui se mouillent vite et sèchent lentement, en cultivant des bactéries odoriférantes, et qui requiert des soins à n’en plus finir : lavage, repassage, nettoyage à sec, séchage à plat, etc.

Dans sa boutique/café/librairie/salle de conférence situé à côté de la station de L’Église, à Verdun, Mme St-Hilaire tient des marques comme Outdoor Researsh et Ice Breaker – cette dernière compagnie se vante de fabriquer un chandail que l’on peut porter quatorze jours sans qu’il sente.

«C’est bizarre que chacun soit si exigeant avec ses appareils électroniques et si indifférent aux avancées de la technologie vestimentaire», déplore-t-elle.

Bref, on a le iPhone dernier cri et on s’habille comme un primitif.

CONSEILS POUR LE FUTUR PÈLERIN – Nomade Magazine – 25 MARS 2017

 PAR  25 MARS 2017


Le printemps 2016 a été riche en émotions pour moi, puisque j’ai décidé de réaliser mon rêve et de marcher dans les pas des pèlerins de Compostelle. Je parlerai de mon pèlerinage dans un article à venir, mais, pour commencer, je veux surtout m’adresser aux futurs pèlerins et leur donner de précieux conseils sur la préparation de leur pèlerinage pour qu’il soit le plus agréable possible. Certains conseils m’ont été donnés par les pèlerins expérimentés avec qui j’ai parlé avant mon départ et d’autres viennent de ma petite personne, parce que, sur certaines choses, j’ai appris à la dure! J’aimerais vous l’éviter, si possible.

1) Le poids du sac et ce qu’il faut apporter
Tu as trop de choses dans ton sac. Je te le jure. Même si tu penses que tu n’as mis que le strict minimum, ce n’est pas vrai, regarde encore. Dis-toi que, ce sac-là, tu vas l’avoir sur le dos au moins 5 heures par jour en marchant sur tous les reliefs possibles et imaginables, alors tu veux vraiment qu’il soit le plus léger possible. Beaucoup de pèlerins doivent s’arrêter en chemin pour retourner des articles chez eux et ça coûte cher de poste, alors aussi bien faire la sélection finale du confort de ton foyer. Si tu vas sur le site web de la géniale boutique La Tienda, tu trouveras la liste des éléments qu’ils suggèrent d’emporter et elle est au point. Sortir de la superficialité de notre vie courante est l’un des aspects les plus rafraîchissants du pèlerinage et donc ne t’en fais pas si tu as 6 morceaux pour toute la durée de ton aventure. Ton journal intime ne devrait pas être une reliure de cuir de 500 pages, ton oreiller devrait rester chez toi, ta lecture devrait être un roman format poche et ton choix de chaussures devrait se résumer à tes bottines de marche et tes gougounes. Ton savon de Marseille servira à laver ton corps, tes cheveux et tes vêtements. Prends la version légère de tout ce dont tu as besoin.

Sacs à dos sous la pluie.

2) L’achat d’une assurance voyage
Achète-toi une assurance voyage, par pitié. Bien peu de pèlerins se rendent à destination sans avoir besoin de faire un petit détour par la clinique, l’hôpital ou la pharmacie. Je ne dis pas ça pour te décourager, parce que j’ai été vraiment malchanceuse et qu’il ne faut pas me prendre en exemple, mais j’ai dû aller à l’hôpital 5 fois en tout durant mes 40 jours de pèlerinage, dont une fois en ambulance. Et j’ai dû m’acheter beaucoup de médicaments et de crèmes donc, même si l’assurance voyage peut sembler dispendieuse, c’est réellement de l’argent bien investi. J’ai sauvé quelques milliers de dollars en prenant cette précaution.

3) Le soin de tes petits pieds
Quelques semaines avant le début de ton pèlerinage, mets une crème anti-frottements sur tes pieds pour les préparer et continue à en mettre dès que tu commences à marcher, bien sûr. Je te suggère fortement la crème Sports Akileïne de NOK, elle fait des miracles. Ensuite, c’est toujours bien d’avoir des diachylons pour les parties de ton pied qui sont particulièrement exposées aux frottements. Choisis des chaussures une demi-pointure plus grande que celles que tu portes normalement, parce que tes pieds risquent de prendre un peu d’expansion à force de marcher. Et de grâce, casse tes bottines avant de partir! Pour ce qui est de tes gougounes de repos, choisis quelque chose de confortable et qui se porte dans les douches idéalement.

Bottes de pèlerins.

4) Guide papier ou application?
Je te suggère vivement un guide format papier même si les versions électroniques peuvent apporter un complément d’information intéressant. Selon le pèlerinage, les prises électriques ne sont pas toujours accessibles et tu ne pourras peut-être pas charger ton téléphone tous les jours, alors c’est mieux de ne pas trop en dépendre. Dans mon cas, les prises étaient des denrées rares et les pèlerins se jetaient dessus dès leur arrivée, alors j’ai passé quelques jours de marche avec un téléphone mort. C’est aussi la raison pour laquelle il est mieux d’apporter un petit appareil photo et de ne pas juste se fier à celui sur son cellulaire (et les photos seront plus belles). Ceci dit, pour tous les pèlerinages de Compostelle, l’application Wise Pilgrim est géniale, quoique seulement en anglais. Je suis certaine qu’il existe des équivalents pour les autres pèlerinages.

5) Vive la laine de mérinos
J’ai fait l’erreur atroce de vouloir économiser de l’argent et je me suis acheté des vêtements en tissu synthétique. D’accord, la laine de mérinos, c’est très dispendieux et je ne connais pas beaucoup de gens qui aiment dépenser entre 70 et 100$ pour un t-shirt, mais ça en vaut vraiment la peine. J’ai passé mes journées trempée de sueur à frissonner dès qu’il y avait une baisse de température. Au moins, j’avais acheté des bas en laine de mérinos, alors mes pieds sont restés au sec, mais j’ai regretté tout le long de ne pas avoir suivi les sages conseils de tous ceux qui m’ont vanté les vertus de la laine de mérinos. Il y a plusieurs marques qui font des produits de qualité : Icebreaker, Smartwool, et, au Québec, le Bonnetier.

6) Le choix du sac à dos
Le sac à dos doit être le plus léger possible quand il est vide et le plus confortable possible, bien sûr. Et il faut se familiariser avec lui, donc je vous suggère de le porter lorsque vous partez en randonnée avant le grand jour. Toutes les ganses sont là pour une raison et vous devez bien les ajuster pour que le sac colle à votre silhouette. Le centre La Tienda donne justement des formations « sac à dos » où ils passent avec vous en revue quoi apporter, comment le disposer à l’intérieur du sac et comment ajuster le sac sur vous-même. Ça regorge d’informations utiles. Vous pouvez économiser sur bien des choses avant d’économiser sur votre sac à dos. Ne le choisissez pas trop grand non plus, vous serez alors tenté de le remplir avec des extras et il risque d’être trop lourd. On suggère normalement un sac qui pèse entre 8 et 10 kilos, et ce incluant votre eau.

Mon sac à dos Osprey.

Mon sac à dos Osprey.

7) L’entraînement et la préparation
Entraîne-toi avant de partir, et j’ajouterais : pas juste sur du plat. Ça a été mon erreur. J’ai fait quelques randonnées (clairement pas assez) et elles étaient surtout sur des sentiers plats, donc relativement faciles. Je n’étais pas physiquement prête pour le défi de taille qui m’attendait et ça a donné deux tendinites aux genoux, ce qui est très fâcheux quand tu prévois marcher 20 kilomètres par jour. Donc, profite de tes fins de semaine pour marcher, marcher, marcher, et sur tous les reliefs possibles. Profites-en aussi pour porter tes bottines de marche, les vêtements que tu comptes porter pendant ton pèlerinage et ton sac à dos. Si je l’avais fait, il y a une de mes paires de pantalons qui ne se serait jamais rendue en Espagne, parce que je l’ai trouvée très inconfortable, mais, quand on a deux paires de pantalons, on les met forcément souvent. La majorité des pèlerinages sont dans des endroits retirés et, donc, il se peut que tu ne sois pas entouré de magasins SAIL, MEC et Atmosphère. C’est donc bien de prévoir.

8) Les bouchons
L’une des choses les plus utiles dans une vie de pèlerin, ce sont les bouchons. Tu vas dormir dans des dortoirs remplis de gens qui ont marché toute la journée, qui ont probablement bu quelques verres le soir et dont une bonne partie a 50 ans et plus et, donc, si tu ne veux pas développer une haine irrépressible envers l’espèce humaine, des bouchons sont de mise. Beaucoup de pèlerins se lèvent dès 5h du matin et, donc, si tu veux avoir un sommeil réparateur et être en pleine forme, tu vas avoir besoin de mettre ta vie sur mute quelques heures. Par contre, les terreurs nocturnes des pèlerins risquent de te réveiller quand même. Oui, oui, fait vécu.

9) La communication
Apprends les bases de la langue du pays où tu t’en vas et, si possible, un peu plus que les bases. Personnellement, j’avais appris quelques mots, mais je ne m’étais pas beaucoup investie dans l’apprentissage de l’espagnol et je ne me suis pas du tout rendue service. Les gens là-bas ne parlaient ni anglais, ni français et ils étaient très insultés que je ne sache pas me débrouiller dans leur langue. Et, quand j’allais à la pharmacie ou à l’hôpital, ce n’était pas super pratique de ne pas pouvoir expliquer ce que j’avais. Heureusement, avec l’Internet, on finit souvent par se faire comprendre, mais on n’y a pas toujours accès. Sinon, pour parler avec des pèlerins venant des quatre coins de la planète, l’anglais sera fort pratique si on ne veut pas se limiter aux pèlerins francophones.

10) Le choix de musique
Mets-toi de la musique encourageante sur ton iPod. Tu peux te garder quelques morceaux plus mélancoliques si tu veux, mais tu auras surtout envie de chansons qui rythment tes pas et te remontent le moral quand ton corps te fait souffrir et que la pluie s’immisce partout. Honnêtement, je n’ai pas beaucoup écouté de musique, parce que le silence me faisait du bien et que j’étais plus ouverte à converser avec les pèlerins que je croisais, mais ma chanson Coconut Skins sur repeat m’a sauvé la vie.

11) Quelques articles vestimentaires utiles
Selon le pèlerinage, des pantalons imperméables et des gants sont une bonne idée. Je n’avais ni l’un ni l’autre, et je les ai regrettés. J’ai fini par m’acheter les pantalons en chemin, parce que j’ai été particulièrement gâtée côté pluie. Et marcher dans les Pyrénées à 0 degré, c’est vraiment désagréable quand tes mains sont gelées et raidies par le froid. Il peut y avoir de grosses différences de température d’une région à l’autre et c’est bien de s’informer avant de partir. Un chapeau est de mise pour les journées ensoleillées et chaudes.

La température peut changer énormément d'une région à l'autre.

La température peut changer énormément d’une région à l’autre

12) Le bâton du pèlerin
Les bâtons vont te rendre la vie beaucoup plus facile. Après, le truc, c’est de ne pas les oublier partout où tu t’arrêtes, ce que j’ai failli faire quelques fois. Les sacs à dos Osprey contiennent un élastique où les mettre en temps d’arrêt, ce qui est fort pratique. Mais ils allègent le poids sur les genoux dans les montées et les descentes et préviennent certaines chutes dans les pentes particulièrement abruptes. C’est mieux de les choisir pliables afin de les ranger facilement.

13) Gourde ou sac d’eau?
Il existe plusieurs types de gourdes, mais, selon moi, la meilleure sorte ce sont les sacs de type Camelback qui se rangent à l’intérieur du sac et restent au frais alors que la paille est enfilée dans la bretelle à proximité de la bouche. Pas besoin d’essayer d’atteindre la bouteille pendant la marche, c’est accessible et rapide. Par contre, je trouvais que même après le nettoyage, l’eau provenant de mon sac goûtait un peu le plastique, je la mélangeais donc souvent avec du Gatorade ou autre boisson du genre pour masquer le goût, mais l’une de mes compagnes avait une poche à eau de marque Osprey et n’avait pas ce problème. C’est ce que je prévois apporter pour le prochain pèlerinage.

14) Le temps
Laisse-toi plus de jours que le nombre prévu pour ton pèlerinage. On n’est jamais à l’abri des malchances et des imprévus. Tu ne seras peut-être pas toujours dans la possibilité de suivre les étapes suggérées et, ce, pour plusieurs raisons. Mes rendez-vous à l’hôpital ont reporté certaines journées de marche, mes blessures m’ont forcée à ralentir et à parcourir moins de distance certains jours et j’ai parfois choisi d’écourter mes marches à cause de la température peu clémente. C’est bien d’avoir du jeu et de se laisser quelques jours de repos au cas où. Rendu à destination, c’est bien d’avoir deux ou trois jours pour décanter et assimiler l’expérience.

15) Les rituels
C’est bien de s’informer des traditions et des rituels avant de partir, parce que certains d’entre eux nécessitent une préparation avant le départ. Dans mon cas, pour le chemin français de Compostelle, il y a un endroit qui se nomme « La croix de fer » et la tradition veut qu’on apporte une pierre de son pays d’origine et qu’on la pose au pied de la croix pour symboliser quelque chose qu’on laisse aller (ou quelqu’un, bien sûr). On peut se créer des rituels personnels aussi, c’est donc bien de réfléchir avant le départ à ce qu’on recherche dans notre pèlerinage et à des façons symboliques d’accomplir nos objectifs. Une conférencière que j’ai vue avait apporté les cendres de sa mère pour les laisser sur le chemin, pour la laisser partir… Personnellement, j’avais apporté de petits objets des gens qui me sont chers pour me sentir accompagnée dans mon périple et ça m’a bien aidée dans les moments difficiles. D’ailleurs, les petits toutous en forme de vache et de tortue de deux de mes amies se sont retrouvés dans plusieurs photos. J’ai fait une vraie Amélie Poulain de moi-même!

L'Amélie Poulain de Compostelle.

L’Amélie Poulain de Compostelle.

Donc, voilà la liste non-exhaustive des milliers de conseils que je donnerais à un futur pèlerin. Marcher dans la nature pendant des centaines de kilomètres est une expérience unique qui t’apportera probablement beaucoup et, ce, dans plusieurs aspects de ta vie. Mais pour te concentrer sur les côtés agréables, il est toujours bien de bien se préparer et de limiter ainsi les désagréments dus aux imprévus. Sur ce, peu importe où tes pas te mènent, je te souhaite : Buen camino.

Si tu as des questions d’ordre pratique, que tu souhaites t’équiper, assister à des conférences sur différents pèlerinages, suivre la formation sac à dos ou réserver ton vol et tes auberges, le Centre La Tienda est l’endroit pour toi: https://centrelatienda.com/.


 

L’AUTEUR

Laurence Brouillard-Turbide

Je suis une aspirante écrivaine ayant étudié en cinéma et en traduction. J’ai jumelé mon amour du français et du 7e art en devenant sous-titreuse, mais ma plus grande passion demeure les voyages. J’aime non seulement explorer de nouveaux endroits, mais m’y installer dans le quotidien afin de goûter à un style de vie différent de celui de la banlieue montréalaise! Mon blog de poésie: https://verslebrouillard.wordpress.com/ Instagram: laurencebrouillardturbide

CANAL M | Clotilde Seille – 06/02/2017 – 11h35

Entrevue de Clotilde Seille au Canal M, la radio de Vues & Voix, avec Anne St-Hilaire, ambassadrice de Compostelle en tandem 2017.

 

RADIO DEBOUT VILLE-MARIE | Michel Gailloux – 02/02/2017 – 08h45

« Notre ambassadrice de la huitième édition de Compostelle en tandem, Anne St-Hilaire, a accordé une entrevue à Radio Ville-Marie… » Fondation Québécoise du cancer

 

 

RADIO CANADA INTERNATIONAL – RCI | Dimanche 3 avril 2016

Par Anne-Marie Yvon | francais@rcinet.ca  Journaliste-Réalisatrice,
Radio-Canada International, Montréal, Québec.

Les chemins de Compostelle passent aussi par Montréal au Québec !

  • Pour se relever d’un problème de santé et d’une opération qui l’ont littéralement foudroyée pendant deux ans, Anne St-Hilaire est allée prendre l’air.  Une marche de santé qui a changé sa vie. … Lire la suite

 

Le Messager de Verdun | 19 janvier 2016

Centre La Tienda: de Compostelle à Verdun

Voyager léger avec un sac à dos | Mai 2015 par Nathalie Rivard


Magasine ESPACES | Plein air-Voyages-Découvertes
Mai 2015


voyager-leger-avec-un-sac-a-dosTout comme Cheryl Strayed, l’héroïne du film Wild, Anne St-Hilaire est partie en voyage avec un sac à dos trop
lourd. Après quelques jours de marche, elle voulait tout abandonner. Depuis, la propriétaire du Centre La Tienda, a appris à alléger son équipement. Si vus pensez que c’est mission impossible, détrompez-vous !

Les conseillers en plein air avaient bien essayé de la dissuader, se rappelle la propriétaire de la seule boutique au Québec offrant un service de préparation personnalisée pour la randonnée pédestre. Emporter plus de 16 kg d’équipement dans un sac beaucoup trop grand, même pour quatre mois… Mais qui n’a jamais péché par excès en préparant un sac de voyage et qui n’est jamais revenu à la maison en n’ayant utilisé que le tiers de ce qu’il contenait?

Depuis son retour, Anne a donc appris à alléger son sac en cours de route. Elle s’est donnée pour mission d’alléger son sac et celui des autres randonneurs. L’objectif : partir avec un maximum de 8 kg, soit 6 kg d’équipement, qui inclut aussi le poids du sac à dos et 2 kg d’eau. Impossible! direz-vous. Au contraire, explique-t-elle : « On part tout d’abord avec l’UTILE, puis on garde le NÉCESSAIRE. Au fil du temps, on ne garde plus que l’ESSENTIEL et c’est largement suffisant! L’idée est de rendre la randonnée agréable sans devoir porter le poids du monde sur ses épaules ».

Le secret pour voyager léger, c’est d’investir dans des accessoires légers et multitâches.

– Le sac à dos : C’est le premier accessoire à se procurer. Privilégiez un sac de 33 à 48 litres qui inclut une pochette intérieure pour un sac d’hydratation de style Camelback de 2 litres. Si vous faites du camping et que vous transportez plus de matériel comme une tente, un matelas de sol et des accessoires de cuisine, vous devrez ajouter quelques kilos, mais tenez-vous-en à l’essentiel. N’oubliez pas qu’une fois rempli, vous devrez porter le tout pendant de longues heures. Ce qui parait léger après 5 minutes ne l’est pas toujours après une journée de marche ou dans l’ascension d’une pente…

– « Choisissez aussi votre sac en fonction de votre morphologie. La longueur du tronc varie beaucoup d’une personne à l’autre. On peut avoir de très longues jambes et un petit tronc, ou l’inverse, précise Anne. Ne vous laissez pas influencer par la couleur ou le nombre de poches, sauf une fois que vous aurez trouvé le sac le mieux adapté pour vous. N’hésitez pas à le remplir et à le tester en magasin, en ajustant les différentes sangles et la ceinture de taille. Il doit être confortable car vous le porterez plusieurs heures par jour. Un sac bien ajusté se porte sur les hanches et vous devriez à peine sentir son poids sur vos épaules ».

– Les vêtements : Privilégiez ceux qui ne gardent pas d’odeurs et pouvant être portés plusieurs jours sans être lavés. Cela permet d’en apporter moins. Les vêtements en mérinos, comme ceux de la marque Icebreaker, s’imposent dans cette catégorie, et ce, en toute saison. Ils sèchent rapidement et n’emprisonnent pas les odeurs, même après une semaine. D’autres matériaux ultralégers — comme le Pertex, utilisé dans certains coupe-vent imperméables — sont moins lourds que le Goretex. Privilégiez-les en été. Peu importe si vous partez 3 jours ou 3 semaines, vos vêtements devraient entrer dans deux petits sacs. Ces derniers feront office de « tiroirs » dans lesquels vous les roulerez avant de les placer dans votre sac à dos.

– Souliers de marche : On a beau avoir le sac le plus commode au monde, si l’on a mal aux pieds, on sera malheureux. Il est important de trouver des souliers agréables et sans points de friction. Idéalement, achetez-les en fin de journée et prenez-les un demi-point plus grand pour que vos orteils puissent bouger. Bien entendu, n’attendez pas la veille du départ pour les acheter, car vous voudrez les avoir mis « à votre pied ». Côté chaussettes, encore une fois, privilégiez celles en mérinos. Comme leur forme est maintenant ajustée, il n’est plus nécessaire d’en mettre deux paires pour éviter les frottements.

– Comment remplir son sac : Tout d’abord, faites l’inventaire de ce que vous apporterez. Concentrez-vous sur l’essentiel et, si votre sac pèse moins de 8 kg, eau incluse, ajoutez quelques extras si vous le désirez.

– Pour le remplir, mettez-le à l’horizontale. Placez les objets les plus lourds près du dos. Le centre de gravité sera mieux équilibré. Avez-vous remarqué que la pochette contenant le système d’hydratation est toujours placée près du dos? La raison : un litre d’eau pèse 1 kg, c’est lourd! Placez les objets qui ne servent pas pendant la journée, comme le sac de couchage, au fond du sac. Faute d’en apporter un, pensez tout de même à traîner un drap d’auberge en soie dans une petite pochette. C’est un bon dépanneur quand vous êtes invité chez des gens ou que vous doutez de la « fraîcheur » des draps. Dans la ou les pochettes sur le dessus du sac, mettez un coupe-vent imperméable et votre trousse de premiers soins pour pouvoir y accéder rapidement en cas d’urgence.

par Nathalie Rivard

Vous trouverez une liste complète des essentiels et accessoires aux choix suggérés par Anne St-Hilaire sur le site centrelatienda.com. Vous pouvez aussi vous inscrire à des ateliers de groupe sur la préparation du sac à dos ou encore à une formation privée de 2 à 4 heures pour préparer votre propre sac

Magazine ESPACES | Mai 2015 | VOYAGER LÉGER AVEC UN SAC À DOS

par Nathalie Rivard (espaces.ca)

Tout comme Cheryl Strayed, l’héroïne du film Wild, Anne St-Hilaire est partie en voyage avec un sac à dos trop lourd. Après quelques jours de marche, elle voulait tout abandonner. Mais la propriétaire du Centre La Tienda a appris à alléger son équipement. Si vous pensez que c’est une mission impossible, détrompez-vous !

Espaces-Mai2015

Actualités du lundi 13 avril 2015 | La Tienda : pour vos clients envisageant Compostelle


Actualités du lundi 13 avril 2015
par Tourisme +, Le portail des professionnels du voyage


1ActualitesDu13avril2015Angela Gabtiella Aurucci, Anne St-Hilaire, Karine St-Onge et Élodie Vincent

Anne St-Hilaire

La Tienda, de son vrai nom Centre la Tienda d’ici à Compostelle, est la seule boutique au Québec, voire au Canada, qui offre un service de préparation personnalisée pour les voyages en randonnée pédestre de courte et de longue durée. Depuis bientôt quatre ans, Anne St-HilaireMichel Paquette et leur équipe aident les voyageurs à s’équiper de l’indispensable et à se débarrasser du superflu pour des randonnées confortables, uniquement surchargées de souvenirs.

La Tienda propose aux randonneurs de l’équipement, des vêtements et des accessoires de randonnée pédestre. Toutefois, la Tienda donne aussi des conseils et des services personnalisés, un espace librairie spécialisée sur Compostelle, un atelier d’apprentissage de l’espagnol et un centre de conférences… sans oublier le café du pèlerin. Chaque personne œuvrant pour la Tienda est née ou a déjà fait le chemin de Compostelle. On sait de quoi l’on vous parle.

On part tout d’abord avec l’UTILE,
puis on garde le NÉCESSAIRE.
Au fil du temps on ne garde plus que l’ESSENTIEL,
et c’est largement SUFFISANT.


UN SAC TROP LOURD ET DES CHAUSSURES TROP PETITES

L’idée de ce lieu de rencontre pour les randonneurs est née sur un coin de table de bistro, un plan d’affaires écrit sur une serviette en papier. Anne St-Hilaire s’est retrouvée au Mont St-Michel pour les premiers pas de son chemin vers Compostelle, après une sérieuse opération chirurgicale qui lui a valu deux ans d’arrêt de travail.

En parcourant les 1400 km de son périple, avec un sac trop lourd et des chaussures trop petites, elle découvre bon nombre d’équipements qui n’existent pas au Québec pour ce genre de randonnée. Elle s’arrête un beau jour et prend quelques notes sur une serviette.

« Dans ma boutique, j’aurai du café con leche, de l’omelette espagnole, des cours d’espagnol, des soirées conférences, infos, échanges, de la musique celtique, un écran géant avec des images de Compostelle… » Ainsi jaillit l’idée de la Tienda… où la fameuse serviette demeure encadrée, bien à la vue.

La Tienda offre aux randonneurs de préparer leur sac à dos, pour un poids maximum de huit kilos, avec deux litres d’eau compris. Selon Anne St-Hilaire, la préparation d’un sac à dos dure de deux à quatre heures (pour un coût de 25 $ la séance).

La devise de la Tienda dit tout : On part tout d’abord avec l’UTILE, puis on garde le NÉCESSAIRE. Au fil du temps on ne garde plus que l’ESSENTIEL, et c’est largement SUFFISANT.

POUR TOUTES LES AGENCES QUI PROPOSENT DE LA RANDONNÉE

« Et quand on revient de Compostelle, on se rend compte que l’on a de grandes garde-robes à la maison, souligne Anne St-Hilaire. Nous sommes axés sur Compostelle, mais nos clients sont aussi bien des randonneurs qui voyagent en Thaïlande, au Viet Nam ou au Népal. Nous collaborons d’ailleurs avec SpiritoursVoyages d’Ici et d’Ailleurs et Expéditions Monde, poursuit-elle. Toutes les agences qui proposent des randonnées à leur clientèle et seraient intéressées par des séances d’informations seront référées sur le site de la Tienda. »

Question budget pour partir bien équipé? « Cela équivaut au prix d’un voyage de vélo. Mais un pèlerinage sur le chemin de Compostelle se prépare longtemps à l’avance, explique Anne St-Hilaire. Il est donc possible de se procurer le matériel au fur et à mesure de la préparation du voyage. »

Info : Centre la Tienda d’ici à Compostelle, 4329, Wellington, Verdun, QC H4G 1W3 / www.centrelatienda.com

Yves Guézou

4ActualitesDu13avril20153ActualitesDu13avril2015 2ActualitesDu13avril2015

QUAND C‘EST CLAIRE, C’EST CLAIR ! 3 mars 12h00

La fondatrice du Centre La Tienda était l’invitée de madame Claire Pimparé aujourd’hui !   Quelle magnifique entrevue!

MERCI à Madame Pimparé pour cette agréable heure en votre compagnie !

Pour ré-écouter l’entrevue :

 

La vox de Galicia | 23 de febrero de 2015

«El Camino es siempre diferente, aunque lo hagas veinte veces»

ANTÍA URGORRI REDACCIÓN / LA VOZ, 23 de febrero de 2015. Actualizado a las 05:00 h.

logoVOXdeGalicia

«La canadiense Anne St-Hilarie hizo por primera vez el Camino en el 2008. Buscaba «depurar mente y alma» porque acababa de atravesar una enfermedad: «acabé saturada de médicos y tratamientos». Tiene claro que fue la «mejor cura posible»: encontró el amor y decidió emprender un nuevo proyecto empresarial. Lo recuerda así: «A Ángel, mi marido, lo conocí en Hospital de Órbigo, yo necesitaba comprar unos calcetines, palabra que tardé un año en aprender, y no hablaba mucho de español, así que cuando vi al único peregrino que pasaba por allí, me acerque a él y le pregunte ?¿Dónde está la tienda?».

Esta frase que los unió también ha dado nombre a la empresa que ambos han puesto en marcha en Quebec. El establecimiento se llama La Tienda, d?ici Compostelle (de aquí a Compostela) y es un negocio de ropa especializada para el Camino con productos de su región canadiense. «Cuando partí para hacer el Camino tuvo que hacer un auténtico rali para encontrar todo lo que necesitaba, y a pesar de esa compra, me encontré con una mochila demasiado pesada, lo que me impedía hacer más de 9 kilómetros diarios», explica. La ropa que llevaba tampoco era apropiada. «Nuestro centro se ha convertido en un lugar de referencia para descubrir los distintos Caminos, el boca a boca es nuestra mejor publicidad», explica. ¿La clave del éxito del Camino? «Después de caminar 45 minutos, segregamos la serotonina, la hormona de la felicidad».