Un Triskel sur la peau… !

En 2008, après avoir marché 1400 km sur les chemins de Compostelle, en attendant mon avion de retour pour le Québec, bien assise dans un café de l’aéroport Charles de Gaulle à Paris, je prends une serviette de table sur laquelle je commence à y écrire, en mode automatique, mon but, mon rêve, les réalisations à atteindre dans ma vie… le « Après Compostelle » quoi !

Comme j’aime bien le conseiller, après avoir marché sur ces chemins, il est important de prendre un recul afin de valider ce qui s’est installé pendant notre marche, dans notre « sac à mots » … notre cœur finalement !

C’est alors que s’exprime officiellement le projet du Centre La Tienda d’ici à Compostelle avec toutes les réalisations que vous connaissez aujourd’hui ! (vous pouvez aussi regarder la vidéo qui explique ce qui m’a conduit sur ces chemins)

Je réfléchissais alors, crayon à la main et serviette de table en guise de feuille pour mon « soit disant plan d’affaires », quel symbole je pourrais bien utiliser afin d’identifier l’entreprise, qui pour moi était plus qu’une entreprise proprement dite, mais bien une mission de vie et qui serait plus qu’une boutique, mais bien un lieu de rencontres humaines !

Ayant commencé mon chemin du Mont St-Michel en Bretagne, et terminé en Galice, j’y découvre alors un symbole identique à ces 2 points -départ et arrivée- et qui raisonnait toujours très fort en moi, le triskel !

Pendant que j’écris sur ma serviette de table (que j’ai gardée et accrochée à La Tienda), me questionnant alors sur les logos utilisés par les grandes entreprises de ce monde, tel Apple, MacDonald, Nike etc… je me suis alors dit, tiens… pour La Tienda, ce sera le Triskel, symbole celtique représentant 3 éléments ; la terre, l’air et l’eau, ce qui en fait me représente viscéralement depuis toujours.  Ces éléments appelaient également le lieu de l’emplacement où je souhaitais créer la 1ère Tienda, et ça me disait, Verdun (Montréal), ville reconnue pour ces magnifiques berges de plusieurs kilomètres et où on pouvait faire des marches préparatoires.  C’était alors d’une évidence sans contredit !

M’identifiant tellement à ce symbole alors découvert sur mon premier chemin en 2008, me voilà 9 ans plus tard à discuter avec un client que j’aidais dans ses préparatifs, telle la mission de La Tienda, et qui lui, Pierre, s’apprêtait justement partir marcher Compostelle tôt ce printemps 2017.  

À parler, à rire, à lui partager l’émerveillement des points à découvrir sur ces magnifiques chemin, je lance à la blague que j’ai le rêve un jour de me faire tatouer un Triskel…  Et voilà qu’il me met alors au défi !…  Il me dit :  « Ok Anne,  quand on revient de nos chemins respectifs, on va se faire tatouer en même temps.  Choisi la date ! », comme quoi un principe n’est vrai que lorsqu’on y est confronté ai-je toujours proclamé !  Me voilà donc devant un fait… à accomplir !

Je propose donc, avec grande nervosité et presqu’avec regret d’avoir dévoilé ce rêve ;  le 1er septembre, date à laquelle j’étais revenue au Québec en 2008 après mon 1er chemin.  Il accepte !   Ouff, dans quoi je viens de m’embarquer là moi !

Pierre partait de Lisbonne et revenait au début de l’été, et moi je partais au printemps et revenais au milieu de l’été après 3 semaines en accompagnement d’un groupe sur le chemin Portugais, et je restais en Europe pour 4 semaines supplémentaires à visiter des pèlerins rencontrés en 2008! (Pyrénées-Barcelone-Madrid). Un vrai cadeau de la vie croyez-moi !

Je finis d’abord mon chemin à Muxia avec le groupe, me disant ; « Bon fille, réflexion tatou en marche ! »  Ensuite,  en traversant les montagnes des Pyrénées j’en profite pour méditer sur le sujet ! Ensuite, dans les grandes villes de Barcelone, Madrid et même Montréal à mon retour, je regarde toutes les femmes qui avaient un tatou… Je parlais avec elles !… ouff… toute une réflexion croyez-moi !  Comme on dit, ce n’était pas sur un coup de tête que j’allais m’identifier de la sorte !

Tout le long de mon voyage d’été 2017, je me disais… « Mais qu’as-tu envoyé là à l’univers… un tatou à ton âge ! », « Où vais-je le faire faire sur mon corps ? », « Ça n’a pas de bon sens… ça reste pour la vie sur un corps cette affaire là ! », « Ouin… y’a d’affaire à être beau le dessin ! » ,  « Qui pourra transmettre en image ce que j’ai dans ma tête ? », « Est-ce que je veux qu’on le voit, ou je le cache ? », « Est-ce que ça fait mal ? »…. Que de peurs à la puissance X !  Que de remises en question sur les mots utilisés ! 

Muxia mai 2017 (Espagne)                                         Pyrénées juin 2017 (France)

Barcelone  juin 2017 (Espagne)                                            Madrid juillet 2017 (Espagne)

 

Je reviens alors au Québec à la mi-juillet, et Pierre me contacte presqu’automatiquement… lui, connaissant le monde du tatou donc pas inquiet et avec la grande hâte de passer à l’action, et moi, me sentant comme un petit chat qui a –horriblement- peur de l’eau !

Je lui rappelle que nous sommes encore à l’été et que la date c’est le 1er septembre  ☺…  

je gagne du temps !  Que dire !  Je me mets à regarder des sites Internet, des dessins, je fais des croquis… j’ai vraiment PEUR du résultat ! 

Je me rends finalement au salon de tatouage à Verdun (bien sûr), et rencontre une jeune femme, Milena, toute calme et avec qui je « tente » de communiquer mon désir, et lui fais part de l’importance du projet pour moi. 

Elle m’envoie des esquisses quelques semaines après,  mais à seulement 2 jours de la date buttoir… et là… la panique !  Je pense que je ne m’étais pas « assez  bien » exprimée !   Je réitère donc le plus calmement possible l’expression de mon « imaginaire ».  Elle me rassure me disant, « On va dessiner l’image qui correspond vraiment à votre souhait, soyez sans crainte ! »

Elle me renvoie alors un nouvel esquisse et là…. « coup de cœur total » !  C’était l’immense joie d’avoir alors été « mise au pied du mur pour une date officielle » !   Milena avait vraiment saisi tous les éléments du triskel et même intégré les 2 autres éléments, soient le feu et le plein-vide !

Ce qui donne finalement :

Et oui, l’endroit choisi sur mon corps a donc pris en considération une visibilité en été et assez visible pour bien exprimer sa beauté.  Je suis tout à fait heureuse, et je marche en paix avec ma décision !  Je peux alors confirmer que j’ai ma mission imprégnée sur l’épaule en guise de courage !

J’avais depuis tout ce temps le goût de vous le partager, et avec cette promo du temps des fêtes de « Doublez vos triskels »  c’est comme un cadeau pour moi de vous l’exprimer à ce moment !

Quant à Pierre, lui a choisi une phrase que l’on véhicule aussi beaucoup à La Tienda et qu’il a intégrée sur un pilier important du marcheur, son mollet droit :

« Caminante, no hay camino, se hace camino al andar ! »

(Marcheur, il n’y a pas de chemin, se fait le chemin en marchant ! )

Merci Pierre de m’avoir confrontée à réaliser un rêve !

Et vous, pèlerins et pèlerines des chemins de Compostelle,
il ressemble à quoi votre tatou du chemin, 
car je sais qu’il y a beaucoup de client(e)s qui s’en sont fait faire pendant ou après leur chemin !
Envoyez-vous nous une photo et nous nous ferons un plaisir de faire un montage 
que nous pourrions présenter… pourquoi pas… le 1er septembre 2018 !
L’invitation est envoyée.


Faire parvenir votre photo à :  info@centrelatienda.com