Le changement, tout un défi !

Nouvelle année rime souvent avec « résolution ». Certains parmi vous prennent le temps de faire un bilan de l’année qui vient de se terminer et déterminent par la suite la ou les résolution(s) pour l’année en cours. Je connais des amis qui prennent l’exercice au sérieux et se donnent un rendez-vous « résolutions de l’année » qu’ils notent dans un cahier à cet effet.

Qui dit résolution dit changements et défis à venir.

Les résolutions qui figurent à la tête du palmarès sont souvent: arrêter de fumer, commencer à s’entrainer, perdre du poids, etc. Il arrive souvent que les mêmes résolutions se répètent d’une année à l’autre. Pourquoi alors est-ce si difficile d’initier des changements et de les maintenir?

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook se donne un défi au début de chaque nouvelle année. Ainsi en 2011, son défi était d’apprendre le mandarin, rien de moins. Il a donné une conférence (en anglais) en Chine et par la suite il a répondu aux questions en mandarin pendant 30 minutes. Et voici la citation de son défi pour 2015: « Mon défi pour 2015 est de lire un nouveau livre toutes les deux semaines – avec un accent sur l’apprentissage de différentes cultures, des croyances, des histoires et des technologies ». Le premier livre qu’il s’est engagé à lire est « la fin du pouvoir » par Moisés Naím.

Il existe plusieurs approches théoriques sur le processus du changement. Le psychologue James Prochaska * a introduit un modèle transthéorique de la disposition au changement (MTT) à la fin des années 1970. Son modèle s’adressait plus spécifiquement aux phases de changement d’une personne aux prises avec un problème de dépendance. Selon ce modèle il existe sept étapes lesquelles sont : pré-contemplation (aucun changement envisagé), contemplation (disposition à changer dans les 30 prochains jours), préparation, action (changement amorcé), maintien (changement maintenu pendant six mois ou plus), rechute et sortie permanente. La rechute n’est donc pas un échec mais plutôt une étape normale et possible dans le processus du changement.

Comment faire pour maintenir sa résolution de l’année? Les dispositions suivantes vont favoriser l’atteinte du but visé: se sentir prêt à initier le changement prévu, avoir des objectifs réalistes et réalisables et se donner une période de temps nécessaire pour les atteindre. Avoir des objectifs à court, moyen et long terme. S’il s’agit d’une activité, il est préférable de déterminer un moment de la journée ou de la semaine pour la réaliser et l’inscrire à son agenda. Avoir du plaisir contribue grandement à maintenir l’activité : ex : on peut alterner entre s’entrainer seul, avec un ami ou en groupe. Obtenir le support des proches dans la démarche en cours. Il faut prendre le temps de se féliciter pour les progrès accomplis, si petits soient-ils. Personne n’est parfait! Il ne faut pas se juger trop durement si on manque parfois de motivation et se rappeler que c’est normal. L’important c’est de continuer et d’être fier des efforts qu’on y met.

Alors, bonne chance avec vos nouveaux défis! Il n’est jamais trop tard pour commencer!


INVITATION :  le lundi le 2 mai 2016,  la Tienda offrira un atelier à ceux et celles qui veulent venir partager leur expérience sur le défi qu’ils se sont donné en 2016, et faire le suivi de où ils en sont rendus.

Surveillez régulièrement à l’avance l’agenda annuel du Centre La Tienda où y sera confirmée officiellement la date et ainsi y réserver votre place.
Places limitées de 8 à 12 personnes pour cet atelier.

Pour informations : 514-419-3219   ou   info@centrelatienda.com


James O. Prochaska (b. 1943) is a Professor of Psychology and director of the Cancer Prevention Research Center at the University of Rhode Island and developer of the Transtheoretical Model of Behavior Change beginning in 1977. Prochaska earned his B.A. in Psychology at Wayne State University in 1964, followed by his M.A. (1967) and Ph.D. Degrees (1969) both at Wayne State. He is the author or co-author of over 250 publications on the dynamics of behavioral change – most of which defend the TTM.


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Noella Groleau
Ergothérapeute en santé mentale, réadaptation au travail.
Elle exerce en pratique privée.

La pleine conscience, qu’est-ce que c’est ?

La pleine conscience est une ancienne pratique bouddhiste qui a peu à voir avec l’enseignement de la philosophie bouddhiste, mais elle a tout à voir avec l’éveil de notre conscience et le désir de vivre en harmonie avec soi-même et le monde qui nous entoure. Dr. Jon Kabat Zinn1 décrit la pleine conscience comme une pratique permettant de diriger son attention d’une certaine manière, c’est-à-dire délibérément, au moment présent et sans jugement de valeur. La pleine conscience, c’est cette qualité de conscience qui émerge quand on tourne intentionnellement son esprit vers le moment présent. Dans la vie de tous les jours, nous nous conduisons le plus souvent comme des robots. Nous perdons contact avec notre vie intérieure qui nous permet de créer, d’apprendre et de grandir. Nous restons accrochés à nos goûts, à nos habitudes, à nos peurs qui brouillent notre sens de l’orientation et nous dissimulent le lieu même où nous nous retrouvons. Les bouddhistes nomment ignorance, inattention, le fait de ne pas savoir que l’on fait partie soi-même d’un rêve immense, d’une illusion gigantesque. Prendre conscience de cette ignorance est le premier pas vers la pleine conscience. La méditation consiste à se réveiller de cet état de rêve. Elle aide simplement à être soi-même et à mieux se connaître. C’est se rendre compte que l’on est sur un chemin qui est le nôtre, qu’on le veuille ou non. Personne ne peut faire ce travail d’éveil à notre place. Où que nous allions, nous sommes toujours là.

La pleine conscience est une forme d’exploration offerte à ceux qui recherchent plus de sagesse et d’équilibre dans leur vie. Cela requiert un esprit de générosité et d’acceptation envers soi-même. Elle est au cœur de la méditation bouddhiste.

Une conscience distraite du moment présent crée en nous des problèmes renforcés par nos peurs et notre manque de confiance en nous. Ainsi, nous nous sentons parfois enlisés dans les difficultés de la vie, ayant perdu le contact avec la réalité et avec les autres. Dr. Kabat-Zinn aime définir la pleine conscience comme un art de vivre. Ses attributs sont la douceur, l’appréciation du moment présent, l’amour de soi et des autres.

La pleine conscience exige un engagement et un travail régulier. Elle peut mettre en lumière des émotions profondes enfouies telles la tristesse, la douleur, l’amour-propre blessé, la colère, la peur qui ont pu être refoulés dans notre inconscient.

La méditation c’est la seule activité humaine, accomplie systématiquement et volontairement, par laquelle nous ne devons ni rechercher un résultat ni nous perfectionner- seulement être conscients. Elle nous aide à voir les choses avec lucidité et à nous situer différemment par rapport à celles-ci.

La pleine conscience nous permet de nous déconnecter de nos programmes mentaux qui, tels des pilotes automatiques, nous conduisent irrésistiblement, surtout lorsque l’on souffre de tendances anxieuses ou dépressives, à ruminer nos soucis. Les personnes anxieuses ou dépressives sont souvent victimes de leurs pilotes automatiques : en ressassant les difficultés passées, présentes ou à venir.

Des approches thérapeutiques  dont le MBCT (mindfullness based cognitive therapy) et le MBSR (mindfullness based stress reduced) ont été développées à partir de l’approche de la pleine conscience et sont de plus en plus utilisées pour aider les personnes aux prises avec des problèmes d’anxiété et de dépression récurrente.

Noëlla Groleau, erg *

  1. Dr. Jon Kabat-Zinn est le fondateur d’une clinique de réduction du stress en association avec l’Université du Massachusetts.

Texte inspiré du livre : Où tu vas, tu es,  Jon Kabat-Zinn

*Noëlla Groleau est ergothérapeute en santé mentale, réadaptation au travail.  Elle exerce en pratique privée.

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Et si on parlait de santé mentale ?

Anne notre chère pèlerine est sensible à plusieurs causes dont celle de la santé mentale. C’est avec plaisir que j’ai accepté de rédiger des articles dans l’infolettre sur la  santé mentale. Mon  nom est Noëlla Groleau * et plusieurs clients de la Tienda me connaissent comme bénévole aux marches du dimanche à la Tienda.

Pour mon premier article, j’ai décidé de vous parler de la santé mentale, un sujet dont on entend parler de plus en plus régulièrement. On n’a qu’à penser à la Semaine de la Santé Mentale, aux publicités de Bell Cause pour la cause pour ne nommer que ceux-là.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé mentale en tant qu’ « état de bien-être dans lequel l’individu réalise ses propres capacités, peut faire face aux tensions ordinaires de la vie, et est capable de contribuer à sa communauté ».

Voici quelques pistes qui peuvent vous aider à développer et garder une bonne santé mentale?

  1. Apprendre à se connaître : pouvoir identifier ses émotions, apprendre à s’accepter, reconnaître son potentiel, avoir des buts, avoir un sentiment d’appartenance.
  2. Connaître ses forces : identifier les personnes ou groupes sur lesquels vous pouvez compter, pratiquer des activités saines que ce soit des activités sportives, créatrices, de lectures ou autres divertissements, avoir une attitude positive face à la vie : s’amuser, accepter vos forces et vos limites, gérer le stress et prendre des pauses.
  3. Prenez contact avec vous-même : prenez le temps vous arrêter régulièrement pour savoir où vous en êtes présentement dans votre vie. Personne ne peut le faire à votre place.
  4. Si nécessaire, demandez de l’aide : il faut du courage pour demander de l’aide. C’est votre façon de vous rappeler que vous êtes important et que vous voulez vous occuper de vous.

Et pour terminer voici cinq façons simples pour vous aider à être bien : engagez le contact avec les gens, bougez, observez et soyez curieux, continuez à apprendre et donner aux autres.

*Noëlla est ergothérapeute en santé mentale, réadaptation au travail.  Elle exerce en pratique privée.

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